Une ressourcerie expliqué à ma mère

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Ressourcerie

 

      Ressourcerie Chrysalide à St-Etienne

Il y a quelque temps, on a décidé de s’intéresser de plus près à ce que devenaient nos invendus. C’est en visionnant le reportage d’Hugo Clément qui nous montre où finissent nos vêtements, que le choc ultime nous a frappé. Pendant longtemps, on s’est demandé que faire de nos invendus, à savoir qu’on souhaitait leur donner une seconde vie. Notre choix s’est très vite porté sur le don à une ressourcerie.  

Une ressourcerie c’est quoi exactement ?

Le principe de la ressourcerie est assez simple. C’est un lieu où sont collectés tous les objets et matériaux qui ont été déposés dans plusieurs relais d’un territoire donné, et dont les propriétaires n’ont plus besoin. Dans chaque région, le relais a un prestataire. La ressourcerie Chrysalide (l’heureuse élue qui reçoit notre don) s’occupe des relais de St-Etienne métropole. Cela représente 176 conteneurs à faire par semaine. Ce sont six personnes et trois véhicules qui tournent tous les jours. C’est là qu’on se rend compte que le secteur de la récupération représente un sacré business !

La ressourcerie s’approvisionne également lors de curages de maisons. Celle avec laquelle on travaille est en partenariat avec Ikea et Leroy Merlin. À savoir que depuis la loi AGEK, les invendus n’ont plus le droit d’être jetés. Le rôle de la ressourcerie va donc là aussi être de récupérer les produits et de les revendre beaucoup moins cher.

Tout type d’objet y passe. C’est une sorte de centre de récupération, de valorisation, de revente et d’éducation à l’environnement. Nous aussi, le principe nous a fait penser à Emmaüs mais pour des raisons qu’on a oublié, les deux sont différents. Le but d’une ressourcerie est vraiment de donner aux produits une deuxième vie. C’est aussi de permettre à des personnes en réinsertion de travailler sur un projet professionnel et de suivre des formations.

De la collecte, et après ?

Une fois les objets collectés, ils sont d’abord triés. Les produits en bon état sont revendus à des prix minimes directement dans la boutique, ou à des friperies. Ceux qui ne le sont pas sont recyclés. Par exemple, la ressourcerie Chrysalide a créé sa propre marque d’accessoires OBAKE à base de récupération de tissu selon le principe de l’upcycling. C’est également de cette façon que nous confectionnons nos chouchous en coton biologique.

Lors de notre visite, le gérant nous a expliqué qu’il était important pour eux de se diversifier avec de la création, tout en respectant les critères de l’économie circulaire. Il nous a également confié que de nombreux vêtements sont revendus à un autre site de la région qui les revend également à nouveau.

Ces révélations nous ont poussé à nous demander ce que devenaient réellement nos dons de vêtements et quel est le véritable impact de notre consommation sur la planète. C’est une question sur laquelle nous travaillons et dont nous tenterons d’apporter une réponse dans un prochain article. 

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