Les sweatshops expliqués aux blogueuses mode

Classé dans : Média, Mode | Commentaires: [ 2 ]

Pour une fois je ne vais pas m’adresser à ma mère, car figure toi que ma mère connaît très bien la problématique des sweatshops. Et en plus ce n’est pas une blogueuse mode. (J’adore mon correcteur qui veut me le corriger en blagueuse mode)(ça sera ma seule vanne).

J’ai vu la télé réalité des blogueurs mode norvégiens. J’ai mis le temps à en parler car je voulais le digérer un peu.
Tu peux le regarder , c’est sous-titré en anglais c’est facile à comprendre même si on est ni prof, ni bilingue.

[Petit rappel sweatshop = atelier de la sueur. C’est très souvent employé quand on parle de la fast fashion.]

Est-ce que les blogueuses mode quand elles font leurs haul se demandent d’où viennent leurs vêtements ? Ou bien non elles font des jolies photos des articles sponsorisés osef du reste. Elles prient très fort pour que les lectrices achètent comme ça elles recevront d’autres vêtement fabriqués au Bangladesh, au Vietnam, au Cambodge… MAIS OSEF DE CA VOYONS.

Car comme disait Diam’s « On a tous le même, car on va toutes se ruiner chez H&M ». Voilà. Mais de savoir que la personne qui a fabriqué ton vêtement travaille 6 jours sur 7, 12 heures par jour. Et surtout est payée genre 3$. PAR JOUR. Enfin ce qui compte c’est qu’on voit bien ton haul, parle plus devant la caméra s’il te plaît où dandine toi plus devant l’objectif ma chérie.

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Après on a pas tous les mêmes combats, je sais. Je juge pas (un peu mais j’essaie de pas juger sauf les blogueuses modes qui filment leurs achats mais déso mais pas deso). Donc c’est vrai on s’indigne un moment face à cette web téléréalité. J’ai même pleuré sur du norvégien quand le mec dit moi j’ai tout et eux demandent 160$ et ils n’ont rien. Ils sont payé 100$ par mois ahah ou parfois à la pièce. En France on se plaint de condition de travail, la bas, ils ont un patron sur le dos sans cesse car le rendement. Sérieusement c’est pas une vie. Ont-ils signé pour ça ?

Est-ce que de voir encore, d’en parler toujours ça fait changer les consommateurs. Est-ce que les géants de la fast-fashion vont cesser de consommer de l’humain de cette manière. Est-ce que surtout les personnes qui font des hauls (ça veut dire je filme mes achats et je dis comment c’est bien ce que j’ai acheté devant une caméra et ensuite je le mets sur YT) vont lire les étiquettes. Est-ce que ce soir suite à la lecture de cet article vous allez regarder d’où vient votre vêtement et me maudire.

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On va pas se mentir personne ne regarde d’où vient son vêtement. Ce qui compte c’est le prix. Personne ne dira ah mais c’est fabriqué au Cambodge, les ouvriers se sont battus pour avoir plus de droit j’achète plus. Personne ne dit ça. Après les sweatshops c’est vraiment un autre problème car c’est la marque qui abuse des employés en les sous payant pour faire un plus gros profit sur un produit. Main d’œuvre bon marché > produits chers ici. Bref vous avez saisi.

Sinon la webtéléréalité norvégienne est absolument à voir.

Je suis comme Pierre Rahbi le dit souvent pour faire ma part du colibri. Alors oui je serai souvent (très) relou à ce sujet 🙁

2 Responses

  1. Emilie

    Bonne idée de faire un article sur les sweatshops et l’émission des blogueurs norvégiens. Le prix est important pour beaucoup mais de plus en plus de consommateurs se posent des questions et se dirigent vers les marques responsables. Il y a encore du chemin à faire mais je suis optimiste!

    • Ludivine

      Bien-sûr toujours voir le verre à moitié plein que à moitié vide mais parfois crois moi Emilie c’est pas facile 🙁

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